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S’il n’y avait qu’une chose à retenir en parentalité positive…

Quand on débute dans la parentalité positive et bienveillante, ce n’est pas évident de savoir par quoi commencer tellement le sujet est vaste. Pour moi, s’il n’y avait qu’une chose à retenir en parentalité positive, qu’un seul élément pour être dans la bienveillance, ce serait l’EMPATHIE.

Il est important pour moi de consacrer un article à ce sujet.

Qu’est-ce que l’empathie ?

Jean Decety, neurobiologiste et chercheur en donne la définition suivante : c’est une « capacité innée qui permet de détecter et de répondre aux signaux émotionnels d’autrui, capacité nécessaire pour survivre, se reproduire et avoir du bien-être« .

L’empathie est la capacité à ressentir et comprendre les sentiments d’une personne sans pour autant s’identifier totalement à elle. Elle nous permet de prendre en considération l’autre et de se soucier de son bien-être. Pour prendre soin d’une personne il est nécessaire de comprendre ce qu’elle éprouve pour répondre au mieux à ses besoins.

 

Comment avoir de l’empathie ?

C’est une qualité avec laquelle nous naissons tous, mais pour qu’elle continue à se développer il faut en recevoir.

Si un enfant ne reçoit pas d’empathie, il va avoir plus tard des difficultés dans ses relations.

L’empathie permet d’améliorer les relations, elle diminue l’agressivité et favorise la coopération.

 

Pixabay

L’auto-empathie :

Pour pouvoir ressentir de l’empathie envers les autres, il est fondamental d’abord d’être empathique envers soi-même, c’est-à-dire d’être à l’écoute de ses sentiments , pour apprendre à les comprendre et ainsi à réagir au mieux et de manière sereine et adéquate à certaines situations difficiles ou stressantes. Elle va nous aider à accepter nos émotions telles qu’elles sont sans jugement. L’empathie apporte de l’apaisement.

En développant l’auto-empathie, cela permet d’apprendre à se « connaître soi-même, à être plus conscient, à se comprendre, à réfléchir et à trouver des solutions pour se sentir mieux et vivre en fonction de ce que l’on souhaite vraiment« . Dr Catherine Gueguen

 

Le rôle de l’empathie :

L’empathie rend les relations plus belles, elle nous permet d’être attentif à l’autre, à comprendre ce qui est important pour lui.

Sans empathie il peut être difficile de se comprendre et donc de s’entendre. On apprend ainsi à considérer l’autre comme une personne à part entière avec ses propres émotions et à les respecter.

Tout le monde souhaite être entendu et respecté dans ses émotions sinon on peut ressentir de la colère et du ressentiment.

L’empathie est indispensable à l’enfant pour construire des liens d’affection et de confiance avec autrui

Privé d’empathie, un enfant peut avoir plus tard des difficultés relationnelles, voire des phénomènes dépressifs, anxieux ou des comportement délinquants. Il n’arrivera pas à éprouver d’empathie envers les autres non plus et donc risque de ne pas écouter les émotions de son entourage.

Lorsqu’on éprouve de l’empathie, on sécrète de l’ocytocine, hormone de l’affection et du bien-être. Plus on en sécrète, plus on arrive à écouter et comprendre l’autre et plus nos relations sont bonnes.

Quand l’enfant reçoit de l’empathie, il sécrète lui aussi de l’ocytocine qui déclenche également la production de trois autres molécules :

  • la dopamine, hormone de la motivation, du plaisir à vivre et de la créativité.
  • les endorphines qui procurent une sensation de bien-être
  • la sérotonine qui stabilise l’humeur
Conclusion :

L’empathie est ce qui va nous permettre d’améliorer notre relation avec nos enfants et de leur donner l’opportunité à leur tour d’écouter et de respecter les autres dans leurs émotions.

Face à nos enfants, l’empathie va nous aider à gérer les tempêtes émotionnelles, les disputes et les problèmes. L’important est de rester connecter avec notre enfant, en essayant de comprendre ce qu’il ressent, en se mettant à sa place, en reconnaissant ses sentiments et en les respectant. Nos liens entre parents et enfants seront d’autant plus fort.

« L’empathie confère de la douceur, de la paix avec soi-même et avec les autres ».

 

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Source : « Heureux d’apprendre à l’école » Dr Catherine Gueguen

 

 

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