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Le bonheur d’être différent

Aujourd’hui je souhaite partager avec vous une réflexion personnelle concernant le fait d’être différent, de « sortir du moule » et pour autant de trouver le bonheur d’être différent.

 

Mon commencement

Dans ma page A propos, je vous livrais mon histoire. Après la naissance d’Emy, pendant pratiquement 2 ans j’ai fait comme la majorité des gens sans trop me poser de questions.

Quand j’y réfléchis, peut-être était-ce un moyen de montrer que je gérais bien la situation, comme on me l’avait appris. Ça me permettait d’avoir l’approbation de mes proches, j’étais capable d’avoir « l’autorité » sur mon enfant. Car après tout ce n’est pas facile de tout remettre en question et d’être différent. Etre différente… ça m’a toujours fait envie et peur à la fois.

Et puis j’ai eu la chance de découvrir la parentalité positive, une façon d’élever son enfant différemment, bref le bonheur d’être différent.

 

Photo : pixabay

Vous trouverez les lectures qui m’ont accompagnées par ici. Pour moi, ce fût comme si un voile s’était levé et ça m’a permis de mieux comprendre les comportements et les émotions de ma fille. J’ai vraiment apprécié ce côté bienveillant et respectueux de l’enfant.

Ma vie s’en est trouvée complètement chamboulée. Une grande remise en question sur moi-même en est ressortie. Ça m’a replongé dans mon enfance et la façon dont j’avais été élevée. J’ai mieux compris certains de mes comportements.

Aujourd’hui je travaille sur différents sujets : la parentalité positive, ma façon de consommer, de m’alimenter et de voir la vie en général.

Je souhaite vraiment le mieux pour mes enfants. Mon seul but est que ma famille et moi soyons heureux et puissions trouver le bonheur en toute simplicité. Je souhaite que mes enfants deviennent de grandes personnes épanouies, bien dans leur peau et qu’elles puissent suivre leurs convictions sans peur du jugement des autres. Pour elles aussi j’espère qu’elles comprendront aussi ce bonheur d’être différentes.

Ce jugement des autres, je crois que c’est là ma plus grande faiblesse ainsi que le point sur lequel je dois faire le plus d’effort.

 

Le jugement des autres

Depuis mon enfance, le regard et jugement des autres ont toujours été un poids à porter. « Si je fais ça que vont penser les gens ? », « si je fais ça, est-ce que je ferais plaisir à…? », « est-ce que je vais décevoir ? ».

Nombreuses de mes actions étaient effectuées en fonction de ces pensées. Ce qui fait que pendant très longtemps je n’étais pas vraiment moi-même et ça explique peut-être pourquoi à la naissance d’Emy je ne me suis pas posée plus de questions sur son éducation.

Depuis quelques années, je choisis de m’informer énormément sur les sujets qui m’intéressent comme la parentalité positive. Ces informations me permettent de forger mes opinions et les valeurs auxquelles je crois.

Je sais aujourd’hui quelles sont ces valeurs, ce vers quoi je veux tendre ainsi que dans quelle direction je veux mener ma vie. Je suis plutôt fier de trouver mon bonheur dans le fait d’être différente.

Il me reste cependant ce point important à améliorer : la peur du jugement des autres.

Je partage avec vous dans la suite de cet article, les remarques qui me reviennent régulièrement.

  • L’allaitement : 

J’ai choisi d’allaiter mes deux filles, par vraie conviction, et pour le coup sans aucune peur du regard des autres. Pour Emy je ne l’ai allaitée que 5 mois donc là tout le monde trouvait ça merveilleux !

Pour Laura qui aura bientôt 14 mois et que j’ai la joie d’allaiter encore, il ne se passe pas une semaine sans qu’on me dise : « ah mais tu l’allaites toujours ? », « combien de temps tu vas l’allaiter encore ? ». On m’a déjà dit également : « ah ben faudra penser à couper le cordon ! »… Sans commentaires!

Ce genre de réflexion ne me touche pas mieux que ça. Moi je me rends compte des bénéfices de l’allaitement sur ma fille et ça me suffit ! C’est un sujet que je compte bien développer à plusieurs reprises par la suite d’ailleurs.

  • Le Cododo :

Là, ça choc tout de suite un peu plus ! C’est vraiment pas dans la mode française de dormir avec son enfant ! Fusent les réflexions du genre : « tu vas l’habituer à ne pas dormir seule »,  » elle ne pourra jamais dormir seule », « elle fera ses nuits beaucoup plus difficilement », « et ta relation de couple dans tout ça ? », « tu comptes la faire dormir dans sa chambre quand ? ».

Quand Laura était bébé j’avoue que je me défendais assez facilement, l’allaitement aidant et c’était donc plus simple pour moi et moins fatigant ! J’ai cédé à la pression quand Laura a eu 6 mois et elle est allée rejoindre sa chambre. De moi-même j’aurais surement fait les choses différemment… Bien qu’à ce moment-là je manquais surement encore d’informations…

En même temps j’ai quand même conservé mes convictions en installant un lit au sol pour Laura, ce qui me permet de me coucher avec elle quand elle en a besoin !

  • le portage :

Quand Emy a eu 1 mois, elle réclamait beaucoup les bras. Je ne pouvais pas la laisser pleurer comme on me l’a pourtant souvent conseillé. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers le portage.

Ça a été merveilleux! Moi qui ai toujours eu la nostalgie de mes grossesses, ça me donnait l’impression d’avoir mon bébé encore tout à moi! Et en plus ça me permettait d’avoir les mains libres pour d’autres occupations. C’est si apaisant de les voir dormir sereinement toutes blotties contre soi!

Là j’ai eu droit à quelques remarques du genre : « elle va s’habituer aux bras », « tu ne pourras jamais t’en défaire », « laisse-là un peu pleurer, ça lui fait les poumons »… Ça c’est bien une expression que je n’ai jamais comprise… Les poumons de quoi?!

Enfin là encore bizarrement ça ne m’a pas trop touché. Encore maintenant quand j’amène Emy à l’école et que je porte Laura, on me regarde toujours un peu bizarrement ! Mais à force les gens s’habituent !

  • Parentalité positive :

C’est peut-être dans cette catégorie que les remarques me touchent le plus. Les gens qui ne connaissent pas la parentalité positive nous jugent souvent trop laxistes ou permissifs. L’enfant roi nous est ressorti, le manque d’autorité et le fait de ne pas être capable de se faire « obéir ».

La gestion des colères en public est aussi difficile. Tous les regards sont tournés vers nous et on attend que l’adulte se fasse « respecter ». Je consacrerai un prochain article sur la gestion des « crises » tellement le sujet est important.

 

Les solutions sur lesquelles je travaille :

J’ai beau savoir aujourd’hui que le regard des autres n’est pas important, ce n’est pas toujours facile malgré tout.

Ce qui m’aide le plus c’est d’être convaincue de ma façon d’élever mes enfants. Je sais que je fais pour le mieux avec mes filles et je travaille tous les jours pour qu’elles aient une vie heureuse et épanouie.

Mon mari est à mes cotés pour cela. Et même si de son coté il ne recherche pas forcément d’ informations, il écoute et semble penser que c’est le meilleur chemin aussi à prendre.

Pour rester motivée, je continue de m’informer chaque jour dans les livres et les magazines de parentalité. Avec mon mari nous avons même suivi une formation en « discipline positive » avec une formatrice qui animait des ateliers de parentalité en groupe. C’était très enrichissant et ça nous a permis d’échanger avec d’autres personnes qui traversaient les mêmes choses. Pour plus d’informations c’est par ici.

Ce qui me manque le plus c’est que dans mon entourage proche j’ai très peu de personnes avec lesquelles je peux partager mes convictions. Les autres parents sont dans un schéma « classique » d’éducation et j’avoue avoir du mal à parler tant j’appréhende le fait de devoir toujours me justifier. J’ai peut-être peur de me brouiller avec eux…

Du coup, je me tourne vers les blogs. Ça m’aide beaucoup de voir que d’autres parents vivent également pleinement la parentalité positive. Ça me motive et m’encourage quand je vois les résultats. J’aime pouvoir échanger librement sur un sujet qui me passionne.

Parmi les nombreux blogs, je vous invite à aller visiter celui-ci : http://famille-epanouie.fr

C’est le site qui m’encourage le plus.

 

Etre différent

Quoi qu’il en soit, je pense sincèrement aujourd’hui qu’être différent est une chance. Le fait de ne pas « suivre le troupeau » prouve que l’on cherche d’autres solutions, de meilleures solutions, et surtout qu’on s’informe avant de copier bêtement quelque chose.

J’ai compris depuis quelques années qu’être « dans le moule » ne veut pas dire faire pour le mieux.

Le plus important est de se respecter soi-même, de découvrir qui nous souhaitons être, quelles sont nos valeurs pour pouvoir les appliquer. C’est ça qui nous rapproche du bonheur et nous permet de vivre sereinement, de se sentir libre. Le bonheur d’être différent.

 

Photo : pixabay

Si vous avez eu le courage de me lire jusqu’au bout n’hésitez pas à me laisser vos commentaires. C’est un réel plaisir de partager avec vous !

 

A bientôt!

Sarah

 

 

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