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Pourquoi faut-il faire attention aux compliments ?

Nous avons tous tendance à surcomplimenter nos enfants : « Wouah ton dessin est très beau ! », « qu’est-ce que tu es fort ! » Nous le faisons en pensant bien faire car nous avons à coeur de valoriser nos enfants et de vouloir leur faire plaisir. Alors vous allez me dire : pourquoi faut-il faire attention aux compliments que nous adressons à nos enfants ?

 

L’impact possible des compliments : 

L’enfant n’interprète pas toujours bien nos compliments. C’est valable aussi pour nous quand quelqu’un nous en fait un qui ne semble pas forcément approprié.

  • le doute peut s’installer sur celui qui complimente, sur la  vérité des propos (surtout quand il ne semble pas crédible).
  • l’enfant peut se demander si on porte vraiment attention à ce qu’il fait (par exemple quand on lui dit toujours que son dessin est très beau).
  • il peut susciter la crainte, la peur de ne pas faire aussi bien une prochaine fois et donc de décevoir.
  • il peut provoquer une négation immédiate, si l’enfant n’est pas du tout d’accord avec le propos.
  • il peut entrainer de l’anxiété et empêcher de faire de son mieux une prochaine fois.
  • il peut être percu comme une manipulation : l’enfant se demande ce que l’on attend en retour.
  • le compliment peut rendre l’enfant dépendant de l’approbation d’autrui et du regard des autres.

 

Il devient alors important de transformer le compliment en encouragement. L’enfant apprendra lui-même à s’auto-évaluer et donc à développer sa confiance en lui ainsi que son estime de soi. Cela va lui apprendre que ce n’est pas le regard des autres qui est important mais ce que lui va penser de lui-même.

 

Photo Pixabay

 

Favoriser l’encouragement grâce à un compliment efficace :

L’encouragement donne à l’enfant l’impression d’avoir de la valeur.

Un compliment est subjectif et surtout dépendant de l’appréciation de celui qui le donne.

L’encouragement est objectif. Il reconnait la responsabilité de celui qui fait, permet l’auto-évaluation et protège de la dépendance à l’opinion des autres.

  • La description : 

Prendre le temps de se mettre au niveau de l’enfant et regarder son travail, décrire ce que l’on voit : « je vois une maison sur ton dessin », « tu as utiliser beaucoup de couleurs », « toutes les chaussures sont rangées dans leur panier ».

Décrire ce que l’on ressent : « j’apprécie ton aide pour garder la maison propre ». « J’aime beaucoup la couleur du papillon sur ton dessin ». « Je vois que tu as mis tes chaussures seul avec les pieds dans les bonnes chaussures ».

La description permet à l’enfant de prendre conscience de ses propres forces et d’en tirer profit.

  • Possibilité de finir la description en résumant en un mot :

Trouver un mot qui qualifie le mieux ce qu’à fait l’enfant : « tu es arrivé à l’heure à l’école, ça c’est de la ponctualité ». « Tu as rangé tous tes livres par ordre alphabétique, ça c’est de l’organisation ! »

Cela confirme ce qu’il y a de meilleur chez l’enfant et il pourra y repenser dans les périodes de doutes et de découragement.

 

Photo Pixabay

Ces techniques sont plutot faciles. Elles demandent seulement de nouvelles habitudes qui finalement se modifient facilement en les pratiquant régulièrement. En plus de tous ces bénéfices, elles donnent vraiment le sentiment à l’enfant qu’on s’intéresse à ce qu’il fait.

 

Si vous avez des questions ou remarques, n’hésitez pas à les formuler dans les commentaires ou à me contacter.

 

A bientot !

Sarah

 

Sources : « La discipline positive » de Jane Nelsen et « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » de Faber et Mazlish

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