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Comment votre comportement interfère sur celui de votre enfant

Me revoilà aujourd’hui pour un nouvel article sur notre style de fonctionnement, notre façon d’être avec nos enfants. Parce que oui en effet notre personnalité joue sur celle de notre enfant. Alors vous me direz comment notre comportement interfère sur celui de notre enfant ? C’est ce que nous allons voir.

 

 

Qu’est-ce que le style de fonctionnement ?

Une psychologue Nira Kefir a défini 4 priorités que poursuit l’adulte à travers son style de vie : le confort, le contrôle, la volonté de faire plaisir et la supériorité.

Ces 4 éléments découlent du vécu de notre enfance, des expériences que nous avons eues, de l’éducation que nous avons reçue et ne sont pas toujours conscients. Ils sont des fonctionnements que l’on met en place pour éviter certaines peurs et satisfaire nos besoins essentiels.

C’est pour cela que certains apparaissent de façon plus assidue en situation de stress. A ce moment-là ce sont certaines expériences de notre enfance qui remontent à la surface, de manière inconsciente bien sûr mais néanmoins qui guident nos actes.

Notre style de fonctionnement ne définit pas par contre la personne que nous sommes.  Il s’agit juste d’un moyen inconscient de gérer nos peurs et de développer notre sentiment d’importance et d’appartenance. Le style le plus directeur va surgir quand ses sentiments se sentiront menacés.

 

Les 4 styles de fonctionnement :

Le contrôle :

Quand le besoin de contrôle n’est pas en excès, c’est une qualité qui apporte le sens de l’organisation, le respect de l’ordre et des règles, de la détermination.

Une personne dans le contrôle supporte difficilement les critiques et le ridicule. Pour les éviter il met tout en œuvre pour maîtriser la situation. Cela lui permettra également de contrôler ses émotions.

Quand le besoin de contrôle est trop important, la fermeté est excessive et l’enfant n’est pas impliqué dans la mise en place des règles. L’enfant peut penser qu’on cherche à le contrôler et peut donc s’y opposer en se rebellant ou à l’inverse en se soumettant passivement.

Malheureusement ce que l’on cherche à éviter le plus (la critique, le ridicule) s’invite d’autant plus car l’enfant en s’opposant et en résistant va susciter des critiques et un sentiment d’humiliation.

–> Les solutions : essayer de se montrer moins intransigeant en offrant des choix, en posant des questions de curiosité qui feront réfléchir l’enfant à ses actes, en l’impliquant d’avantage dans les décisions et l’établissement des règles, en lui laissant faire l’expérience de ses choix.

 

La supériorité :

C’est une qualité qui peut apprendre à se dépasser, à progresser. La personne a besoin de compter, d’avoir de l’importance et d’apporter quelque chose aux autres. Elle essaie d’exceller en permanence pour prouver sa valeur.

En excès, l’enfant s’entend régulièrement dire qu’il peut faire mieux et à l’image de son parent qui sait toujours faire ce qu’il y a de mieux.

Cela peut entraîner chez lui un sentiment d’incompétence et de ne pas être capable. Il peut en venir à se dévaloriser. C’est un enfant qui peut soi se désengager et donc ne plus faire le moindre effort, soit au contraire chercher à toujours exceller en croyant garder comme ça l’amour de son parent.

 

 

–> Les solutions : il est important de montrer régulièrement à l’enfant notre amour inconditionnel, lui faire comprendre que les erreurs sont les meilleurs moyens d’apprendre, lui montrer que l’on peut atteindre un même objectif de différentes façons, l’inviter à la recherche de solutions en prenant en compte toutes les idées.

 

Le confort :

Cette qualité permet d’apprécier la vie, de prendre le temps, de se faire plaisir.

L’important est d’éviter toute source de stress et de conflit et donc toute forme de souffrance.

 

 

En excès cela le rend très permissif avec son enfant, préférant céder plutôt que de devoir gérer une crise. L’enfant peut se montrer alors très exigent tel un enfant gâté. Il peut croire qu’il peut agir sans limites et donc ne pas respecter les règles sociales. Certains enfants se sentiront au contraire en insécurité n’ayant pas de cadre défini.

–> Les solutions : impliquer l’enfant dans la mise en place de règles et de routines, se tenir aux règles établies ensemble, chercher des solutions aux problèmes ensemble. Si vous avez besoin de quelques piste pour poser des règles avec votre enfant c’est par ici.

 

Faire plaisir :

Cette qualité apporte de la douceur, de la considération et de l’empathie. Le besoin de l’adulte est de se faire apprécier et accepter.

En excès le parent se met en quatre pour faire plaisir à son enfant, le faisant toujours passer en priorité et en s’oubliant soi-même. Cela peut finir par encourager l’enfant à en tirer parti, lui donner l’impression qu’il a de l’importance que quand on s’occupe de lui et que l’on répond à tous ses désirs. L’enfant peut aussi se sentir redevable et dans l’obligation de procéder de même avec son parent. Il peut venir à penser qu’il faut toujours se faire passer en second et écouter en priorités les besoins des autres.

Pour le parent, à force il peut développer le sentiment de ne pas être reconnu et apprécié pour tout ce qu’il fait si son enfant ne lui dit rien ou ne lui montre rien en retour.

-> Les solutions : apprendre à identifier et satisfaire ses propres besoins pour se sentir bien (cela va également enseigner à l’enfant l’importance de prendre soin de soi), rechercher des solutions ensemble afin que les besoins de tout le monde soient entendus et respectés, apprendre à exprimer ses émotions avec honnêteté sans avoir peur des réactions des autres, sans avoir peur de décevoir.

 

Photos : Pixabay

 

Pour conclure : aucun de ses styles de fonctionnement n’est tout bon ou tout mauvais car chacun apporte son lot de compétences. Savoir où on se situe le plus permet de rééquilibrer certaines choses pour une meilleure relation parent-enfant et le respect de chacun.

 

Source : La discipline positive de Jane Nelsen

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