Close

1 astuce simple pour éviter de crier sur votre enfant

Quand un enfant fait une « bêtise » ou n’agit pas comme on le souhaiterait, la pression monte pour le parent. Souvent les cris deviennent le seul échappatoire à ces situations. Malheureusement l’enfant et le parent se sentent en principe plus mal après qu’avant. Voici une astuce simple pour éviter de crier sur votre enfant.

Voyons d’abord ce que peut ressentir l’enfant quand il entend son parent crier :

  • il ressent de la peur et peut se figer sur place. L’activation répétée du mécanisme de la peur durant l’enfance peut même provoquer plus tard des troubles de l’anxiété.
  • il peut penser que son parent ne l’aime pas ou alors pas de manière inconditionnelle.
  • il ne comprend pas pourquoi le parent crie ni le lien avec ce qu’il a pu faire de mal.
  • il peut se sentir mauvais.

 

Photo pixabay

Malgré tout ce n’est vraiment pas évident de garder son calme quand on est soi-même fatigué, que la journée de travail a été longue et difficile, ou que l’on rencontre des problèmes personnels. La patience n’est pas toujours au rendez-vous.

On pense souvent, dans la vie familiale ou scolaire qu’il faut résoudre un problème dès qu’il se présente au risque d’être trop permissif. Cependant quand les deux parties sont contrariés, il s’agit certainement du pire moment pour agir.

Le cerveau reptilien, siège des émotions primaires et des pulsions est au commande quand on s’énerve. On ne peut pas penser de façon rationnelle avec la partie irrationnelle de son cerveau. On peut dire des choses que l’on ne pense pas vraiment à ce moment-là et s’en suit après les remords.

Le temps de pause :

Quand on sent que la situation peut dégénérer  et que la pression monte, mieux vaut s’isoler quelques minutes plutôt que de se mettre à crier ou d’avoir des gestes violents. Cela permet de prendre le temps de se calmer et de se reconnecter avec la partie rationnelle de son cerveau. Il s’agit de celle que l’on utilise quand on cherche à résoudre un problème.

La respiration ventrale est aussi très efficace pour retrouver son calme. Prendre le temps de respirer profondément plusieurs fois de suite en gonflant le ventre permet de se relaxer, d’apaiser les battements de son cœur et de remettre de l’ordre dans ses idées.

Il est important également de mettre des mots sur l’émotion que nous-même pouvons ressentir et de se demander pourquoi nous la ressentons et ce que nous aurions besoin pour nous sentir mieux. Avoir de l’empathie envers nous-même… c’est un nouveau sujet que je développerai prochainement dans un nouvel article.

En retrouvant sa capacité à réfléchir, on peut alors chercher la meilleure attitude à avoir et décider de ce que l’on va faire, l’idéal étant de trouver la solution avec l’enfant ce qui va susciter sa coopération sans entrer en lutte contre lui. La recherche de solutions permet d’éviter les effets néfastes des punitions. Vous trouverez un article à ce sujet ici.

 

Photo Pixabay

Conclusion :

Prendre 5 minutes pour se recentrer sur soi-même afin de retrouver son calme et ainsi pouvoir gérer un comportement dans la bienveillance, en stimulant la coopération, est également un formidable modèle à suivre pour nos enfants. En développant à son tour cette capacité, l’enfant va apprendre à comprendre ses émotions, à les écouter pour les maitriser au mieux en fonction des situations qu’il rencontrera.

 

Source : « j’ai tout essayé » Isabelle Filliozat et « La discipline positive » Jane nelsen.

 

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *